| Titre : |
Le Chevalier, l'Autre et la Mort |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Henri Rey-Flaud, Auteur |
| Editeur : |
Bibliothèque scientifique Payot |
| Année de publication : |
1999 |
| Importance : |
196 pages |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-228-89207-0 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Sommaire : |
Intro. Psychanalyse et littérature : la rencontre de l’ours et de la baleine
I. Les embarras de l’interprétation, 9
La psychanalyse à contre-emploi, 9
Préliminaires à une critique analytique des textes, 10
Herméneutique et interprétation, 12
II. Le texte à la lettre, 13
La primauté du signifiant, 13
Le témoignage de la « Gradiva », 14
Le motif du choix des coffrets, 16
Le texte en question comme invention de la théorie, 17
Le Conte du Graal,19
I. LE ROMAN AUX DEUX VISAGES
I. Le conte brisé, 21
L’itinéraire de Perceval (I) : avant l’épreuve, 21
L’itinéraire de Perceval (II) : après l’échec, 23
Comment Gauvain entre en scène, 24
II. Le conte recomposé, 26
Le roman oublié, 26
À la recherche de l’unité perdue, 27
Le valet pris au miroir du chevalier, 28
Gauvain retrouvé, 30
II. LA PUCELLE AUX PETITES MANCHES
I. Préliminaires aux aventures de Gauvain, 33
Gauvain, l’Autre au miroir, 33
Le sujet et le personnage, 34
Perceval relayé par Gauvain, 36
La relève de la mort, 38
II. La poupée et le Chevalier, 39
Les deux visages de la malédiction, 39
Une histoire qui commence mal, 41
Lolita en Brocéliande, 42
Le « manchon mignon », 44
Gauvain « mordu », 45
L’homme de paille et la poupée de chiffon, 47
III. LA DEMOISELLE D’ESCAVALON
I. Ma sœur, mon amour, 49
La biche échappée, 49
L’hameçeur : signification de l’inceste imaginaire, 51
Gauvain à la lumière de l’Homme aux loups, 53
La permutation des rôles, 54
lI. L’amour, la mort, 57
Narcisse entre deux morts, 57
La stratégie de la coquille vide, 58
III. La mort en face, 59
Le retour de la Lance qui saigne, 59
Gauvain au pied du mur, 61
La Lance de la vengeance, 63
L'échiquier renversé , 64
Le dernier rendez-vous, 66
IV. GAUVAIN À LA BORNE DE GALVOIE
I. La cité plus riche que Pavie, 69
La borne de Galvoie d’où nul ne retourna, 69
Le verger de Pavie, 71
« Le désir ou la mort », 72
L’alternative de l’interdit et de la transgression, 73
Il. La male demoiselle, 75
La pucelle au miroir, 75
Le retour de la demoiselle à la mule, 77
Généalogie du surmoi, 79
lll. Le chevalier sans armure, 80
Les frontières de la prouesse, 80
Sens d’une mise à pied, 81
La sarabande des chevaux, 84
IV. La dialectique de la mort et de la transgression, 85
La mort en point de mire, 85
La dette symbolique, 87
Sens de la « récréance », 88
Hannibal devant Rome, 90
« Je n’avais pas le droit de mourir », 91
V. LE CHÂTEAU DES MÈRES MORTES
I. Le château de la mort vive, 93
Le palais aux cinq cents fenêtres, 93
Le royaume des Mères, 95
« Ici le temps dure et ne passe pas », 97
Le palais du fantasme, 98
Il. Gauvain comme Perceval inversé, 100
D’un château à l'autre, 100
Gauvain, l’« éveilleur », 101
L’« échassier » à la jambe d’argent, 103
Le retour du Roi Pêcheur,104
III. Le Lit de la Merveille, 106
Le lit interdit, 106
Le lit sous les fenêtres « verrines », 108
L‘épreuve du Lit de la Merveille, selon Le Chevalier de la charrette, 109
Le remake opéré dans Le Conte du Graal, 111
Le lit comme figure de l’interdit surmoïque, 112
IV. La puissance signifiante, 114
Les leçons de la Charrette : la primauté du signifiant, 114
« Il est venu celui qui aunera ! », 116
Le signifiant libéré de la signification, 117
La « charrette » comme figure de la loi pervertie, 119
V. De la « charrette » au « Graal », 121
Signification de la scène de la charrette et de la scène du Graal, 121
De la « charrette » au Graal : du Surmoi à l’idéal du moi, 123
L’avilissement de la loi, 124
VI. NARCISSE MEURTRIER DE SON IMAGE
I. L’œil du Maître, 127
Reflet dans un œil mort, 127
Un coup pour rien, 129
Chronique d’une destitution annoncée, 130
Les deux temps du dévoilement, 131
Il. Le Gué Périlleux, 132
L’acte chevaleresque, 132
« Alea jacta est », 134
« Il suffit souvent d’un peu de courage », 136
III. Le chasseur merveilleux, 138
L’image au miroir, 138
Les « individus doubles », 139
Le chevalier de cristal, 141
« Tu dois une mort à la nature », 143
IV. Le meurtre symbolique, 145
Les trois temps logiques d’un défi, 145
Sens de l’appel fait à Arthur, 147
L’« imbécillité » essentielle du roi, 149
V. Le roman inachevé, 151
La vacillation du symbolique, 151
L’explicit ambigu, 152
Le désir en aventure, 153
Vll. COMME EN DES MIROIRS CONFRONTÉS
I. La galerie des doubles, 155
La sarabande des masques, 155
La technique des miroirs affrontés, 156
Le roi d’Escavalon et Guiromélant, 158
Gauvain et ses doubles, 160
II. La signification du double, 162
Le thème du double (I) : l’importance d’Hoffmann, 162
Le thème du double (II) : la postérité, 163
L’émergence du double comme retour du refoulé, 164
Le double comme incarnation de l’image au miroir, 166
La signification du double chez Chrétien de Troyes, 167
Gréoréas : le chevalier aux deux visages, 169
III. Les doubles féminins, 171
Demoiselles et pucelles, 171
Sous le masque du surmoi, 173
La figure primordiale du Maître 174
L‘exclusion de l’Autre de l'amour, 176
La mort en ce jardin, 177
Conclusion. Le meutre du père
I. Fonction du meurtre du père, 179
De l’épreuve imposée à Gauvain : le retour de la Lance qui saigne, 179
La Lance de destruction, 180
La fiction freudienne du meurtre du père, 182
Le ravalement du meurtre du père : l’assassinat, 183
ll y a quelque chose de pourri dans le royaume du roi Arthur, 184
Il. Le Maître et la mort, 186
Comment l’échec de Perceval introduit aux aventures de Gauvain, 186
La dégradation de la prouesse en exploit, 187
La jouissance du Maître, 188
Le roman inachevé, 190
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| 4° de Couverture : |
Les aventures du chevalier Gauvain ; neveu du roi Arthur, prennent dans Le Conte du Graal le relais de celles de Perceval et occupent le second volet resté méconnu en raison de sa facture aussi déconcertante que sa matière. Chrétien de Troyes abolit ici toute les conventions de la tradition romanesque : en effaçant les repères spatio-temporels et en désarticulant l’action narrative, il inaugure un espace onirique à l’intérieur duquel les personnages, pris dans des jeux de miroirs permanents, échangent leur identité et permutent leur fonction. Poussant plus loin encore la liberté poétique, il abolit la barrière entre la mort et la vie, faisant de certains protagonistes les revenants de figures archaïques disparues. Par là, il ouvre à son lecteur la scène cachée sur laquelle l’homme engage les enjeux déterminants de la destinée.
On découvre alors que le Chevalier cuirassé sous l’armure du moi a depuis l’origine rendez-vous avec deux partenaires : l’Autre primordial aux deux visages, en même temps magnifique et démoniaque, et la Mort, elle aussi dédoublée, puisque celle qui attend le Chevalier n’est pas la mort glorieuse rencontrée dans le fracas des batailles mais une autre mort, qui est la condition de la vie. En cette fin de siècle où la perte du sens de la mort menace de rendre la vie sans raison, les aventures de Gauvain, qui parachèvent le mythe du Graal, nous interrogent d’une façon brûlante.
Psychanalyste, Henri Rey-Flaud est directeur du Département de psychanalyse de l’université Paul-Valéry de Montpellier; Il est l’auteur, entre autres, de Comment Freud inventa le fétichisme… et réinventa la psychanalyse (Payot, 1994), de >l’Eloge du rien (Le Seuil, 1996) et Le Sphinx et le Graal (Payot, 1998).
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Le Chevalier, l'Autre et la Mort [texte imprimé] / Henri Rey-Flaud, Auteur . - Bibliothèque scientifique Payot, 1999 . - 196 pages. ISBN : 978-2-228-89207-0 Langues : Français ( fre)
| Sommaire : |
Intro. Psychanalyse et littérature : la rencontre de l’ours et de la baleine
I. Les embarras de l’interprétation, 9
La psychanalyse à contre-emploi, 9
Préliminaires à une critique analytique des textes, 10
Herméneutique et interprétation, 12
II. Le texte à la lettre, 13
La primauté du signifiant, 13
Le témoignage de la « Gradiva », 14
Le motif du choix des coffrets, 16
Le texte en question comme invention de la théorie, 17
Le Conte du Graal,19
I. LE ROMAN AUX DEUX VISAGES
I. Le conte brisé, 21
L’itinéraire de Perceval (I) : avant l’épreuve, 21
L’itinéraire de Perceval (II) : après l’échec, 23
Comment Gauvain entre en scène, 24
II. Le conte recomposé, 26
Le roman oublié, 26
À la recherche de l’unité perdue, 27
Le valet pris au miroir du chevalier, 28
Gauvain retrouvé, 30
II. LA PUCELLE AUX PETITES MANCHES
I. Préliminaires aux aventures de Gauvain, 33
Gauvain, l’Autre au miroir, 33
Le sujet et le personnage, 34
Perceval relayé par Gauvain, 36
La relève de la mort, 38
II. La poupée et le Chevalier, 39
Les deux visages de la malédiction, 39
Une histoire qui commence mal, 41
Lolita en Brocéliande, 42
Le « manchon mignon », 44
Gauvain « mordu », 45
L’homme de paille et la poupée de chiffon, 47
III. LA DEMOISELLE D’ESCAVALON
I. Ma sœur, mon amour, 49
La biche échappée, 49
L’hameçeur : signification de l’inceste imaginaire, 51
Gauvain à la lumière de l’Homme aux loups, 53
La permutation des rôles, 54
lI. L’amour, la mort, 57
Narcisse entre deux morts, 57
La stratégie de la coquille vide, 58
III. La mort en face, 59
Le retour de la Lance qui saigne, 59
Gauvain au pied du mur, 61
La Lance de la vengeance, 63
L'échiquier renversé , 64
Le dernier rendez-vous, 66
IV. GAUVAIN À LA BORNE DE GALVOIE
I. La cité plus riche que Pavie, 69
La borne de Galvoie d’où nul ne retourna, 69
Le verger de Pavie, 71
« Le désir ou la mort », 72
L’alternative de l’interdit et de la transgression, 73
Il. La male demoiselle, 75
La pucelle au miroir, 75
Le retour de la demoiselle à la mule, 77
Généalogie du surmoi, 79
lll. Le chevalier sans armure, 80
Les frontières de la prouesse, 80
Sens d’une mise à pied, 81
La sarabande des chevaux, 84
IV. La dialectique de la mort et de la transgression, 85
La mort en point de mire, 85
La dette symbolique, 87
Sens de la « récréance », 88
Hannibal devant Rome, 90
« Je n’avais pas le droit de mourir », 91
V. LE CHÂTEAU DES MÈRES MORTES
I. Le château de la mort vive, 93
Le palais aux cinq cents fenêtres, 93
Le royaume des Mères, 95
« Ici le temps dure et ne passe pas », 97
Le palais du fantasme, 98
Il. Gauvain comme Perceval inversé, 100
D’un château à l'autre, 100
Gauvain, l’« éveilleur », 101
L’« échassier » à la jambe d’argent, 103
Le retour du Roi Pêcheur,104
III. Le Lit de la Merveille, 106
Le lit interdit, 106
Le lit sous les fenêtres « verrines », 108
L‘épreuve du Lit de la Merveille, selon Le Chevalier de la charrette, 109
Le remake opéré dans Le Conte du Graal, 111
Le lit comme figure de l’interdit surmoïque, 112
IV. La puissance signifiante, 114
Les leçons de la Charrette : la primauté du signifiant, 114
« Il est venu celui qui aunera ! », 116
Le signifiant libéré de la signification, 117
La « charrette » comme figure de la loi pervertie, 119
V. De la « charrette » au « Graal », 121
Signification de la scène de la charrette et de la scène du Graal, 121
De la « charrette » au Graal : du Surmoi à l’idéal du moi, 123
L’avilissement de la loi, 124
VI. NARCISSE MEURTRIER DE SON IMAGE
I. L’œil du Maître, 127
Reflet dans un œil mort, 127
Un coup pour rien, 129
Chronique d’une destitution annoncée, 130
Les deux temps du dévoilement, 131
Il. Le Gué Périlleux, 132
L’acte chevaleresque, 132
« Alea jacta est », 134
« Il suffit souvent d’un peu de courage », 136
III. Le chasseur merveilleux, 138
L’image au miroir, 138
Les « individus doubles », 139
Le chevalier de cristal, 141
« Tu dois une mort à la nature », 143
IV. Le meurtre symbolique, 145
Les trois temps logiques d’un défi, 145
Sens de l’appel fait à Arthur, 147
L’« imbécillité » essentielle du roi, 149
V. Le roman inachevé, 151
La vacillation du symbolique, 151
L’explicit ambigu, 152
Le désir en aventure, 153
Vll. COMME EN DES MIROIRS CONFRONTÉS
I. La galerie des doubles, 155
La sarabande des masques, 155
La technique des miroirs affrontés, 156
Le roi d’Escavalon et Guiromélant, 158
Gauvain et ses doubles, 160
II. La signification du double, 162
Le thème du double (I) : l’importance d’Hoffmann, 162
Le thème du double (II) : la postérité, 163
L’émergence du double comme retour du refoulé, 164
Le double comme incarnation de l’image au miroir, 166
La signification du double chez Chrétien de Troyes, 167
Gréoréas : le chevalier aux deux visages, 169
III. Les doubles féminins, 171
Demoiselles et pucelles, 171
Sous le masque du surmoi, 173
La figure primordiale du Maître 174
L‘exclusion de l’Autre de l'amour, 176
La mort en ce jardin, 177
Conclusion. Le meutre du père
I. Fonction du meurtre du père, 179
De l’épreuve imposée à Gauvain : le retour de la Lance qui saigne, 179
La Lance de destruction, 180
La fiction freudienne du meurtre du père, 182
Le ravalement du meurtre du père : l’assassinat, 183
ll y a quelque chose de pourri dans le royaume du roi Arthur, 184
Il. Le Maître et la mort, 186
Comment l’échec de Perceval introduit aux aventures de Gauvain, 186
La dégradation de la prouesse en exploit, 187
La jouissance du Maître, 188
Le roman inachevé, 190
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| 4° de Couverture : |
Les aventures du chevalier Gauvain ; neveu du roi Arthur, prennent dans Le Conte du Graal le relais de celles de Perceval et occupent le second volet resté méconnu en raison de sa facture aussi déconcertante que sa matière. Chrétien de Troyes abolit ici toute les conventions de la tradition romanesque : en effaçant les repères spatio-temporels et en désarticulant l’action narrative, il inaugure un espace onirique à l’intérieur duquel les personnages, pris dans des jeux de miroirs permanents, échangent leur identité et permutent leur fonction. Poussant plus loin encore la liberté poétique, il abolit la barrière entre la mort et la vie, faisant de certains protagonistes les revenants de figures archaïques disparues. Par là, il ouvre à son lecteur la scène cachée sur laquelle l’homme engage les enjeux déterminants de la destinée.
On découvre alors que le Chevalier cuirassé sous l’armure du moi a depuis l’origine rendez-vous avec deux partenaires : l’Autre primordial aux deux visages, en même temps magnifique et démoniaque, et la Mort, elle aussi dédoublée, puisque celle qui attend le Chevalier n’est pas la mort glorieuse rencontrée dans le fracas des batailles mais une autre mort, qui est la condition de la vie. En cette fin de siècle où la perte du sens de la mort menace de rendre la vie sans raison, les aventures de Gauvain, qui parachèvent le mythe du Graal, nous interrogent d’une façon brûlante.
Psychanalyste, Henri Rey-Flaud est directeur du Département de psychanalyse de l’université Paul-Valéry de Montpellier; Il est l’auteur, entre autres, de Comment Freud inventa le fétichisme… et réinventa la psychanalyse (Payot, 1994), de >l’Eloge du rien (Le Seuil, 1996) et Le Sphinx et le Graal (Payot, 1998).
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