| Titre : |
Ça de Kant, Ças de Sade : Sur "Kant avec Sade" de Jacques Lacan |
| Titre original : |
Erotologie analytique III |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Jean Allouch, Auteur |
| Editeur : |
L'Unebévue |
| Année de publication : |
2001 |
| Importance : |
210 pages |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-914596-05-3 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Sommaire : |
Envoi : Zeste, reste, geste, 9
Introduction : Pour lire « Kant avec Sade », 11
PREMIERE PARTIE - « KANT AVEC SADE » DANS LE RÉEL, 21
1. Avatars d'une non publication, 23
2. Problème dans la réception de Sade, 33
3. Un texte « déplacé », 48
4. Préface ou essai critique ?, 51
5. Un texte largement modifié, 56
6. Premières lectures, 61
«Paraphrase de « Kant avec Sade » (non signé), p. 61
T. Marchaisse, « Kant avec Sade ? », 64
B. Baas, Le désir pur, 67
C. Millot, « Ensanglanter nos cœurs au revers »
M. Tort, « L'effet Sade », 67
J.-A. Miller, « Sobre "Kant con Sade"», 73
P. Sollers, « Lettre de Sade », 76
DEUXIEME PARTIE - « KANT AVEC SADE » : PAVAGE, 81
1. L'événement Sade, 86
2. La maxime sadienne, 89
3. L'objet sadien, 98
4. Le plaisir sadien, 102
5. Le fantasme sadien, 106
Termes et places du fantasme sadien, 106
Raison et effet du mathème du fantasme sadien, 111
Productivité du fantasme sadien, 114
6. L'affaire Sade, 115
7. L'objet, le désir, la loi, 122
8. L'œuvre de Sade, 125
9. Les limites de Sade, 127
Conclusion : sur l'aiguille courbe de Bunuel, 131
Annexes
I. Sur la réception de Sade en Europe, 141
II. Sur l'édition de Sade au Cercle du livre précieux., 145
III. Mentions chez Lacan de « Kant avec Sade », 149
IV. Étude comparative des textes de 1963 (Critique) et 1966 (Ecrits), 161
Index, 197
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| 4° de Couverture : |
Il faudra bien que le psychanalyste paye le prix de sa tentative inouïe d'établir son camp ailleurs que chez Sade. Ce prix a un nom : le fantasme. L'événement Sade exigeait qu'il perde sa prétendue suprématie, pas seulement en psychanalyse. Lacan s'y employait. Mais plutôt discrètement, au point d'en venir à titrer son étude quasi à rebours de ce qu'elle indiquait.
De là les malentendus dont « Kant avec Sade » n'a cessé d'être l'objet. Il est vrai que, jamais publiée en son lieu, la lettre elle-même de cet écrit était devenue pratiquement inaccessible, tant devaient varier ses versions successives (1963, 1966, et encore après).
Kant n'est avec Sade que le temps de s'apercevoir que, « plus honnête », la maxime sadienne (elle est de la plume de Lacan) écarte la réciprocité. Avec l'instrument Sade, pèse plus qu'un soupçon sur Kant.
Qu'advient-il, ensuite, à ce Sade sans Kant ? En remarquant que la production de l'œuvre sadienne fut rendue possible par le fait que, dans sa vie, Sade était passé au-delà des limites constitutives de son fantasme, Lacan entend souligner que cette vie était réglée par la rigueur de sa pensée. Ici,
silencieusement, Lacan flirte avec la lecture souverainiste de Sade proposée par Bataille, puis Blanchot mais pour bientôt s'en écarter.
Assimiler vie et œuvre de Sade, telle fut l'opération constitutive du sadisme. Il n'est remarquablement pas question du sadisme dans « Kant avec Sade ». Ni de perversion. Lue par Lacan, l’œuvre de Sade se laisse situer dans « les portants de l'éthique chrétienne ». Cependant, pour être passée au-delà, sa vie n'en rencontre pas moins une autre limite. Pas « assez voisin de sa propre méchanceté pour rencontrer son prochain », Sade rejette sur l’Autre la douleur d'exister. Ce qui implique un Autre existant, non barré. Sade a affaire à une loi («pathologique» au sens de Kant) dans la volonté de jouissance de la Présidente de Montreuil, et non pas au désir. A la mode sadienne, Lacan écrit : «V…Iée [lire : violée] et cousue, la mère reste interdite». C'est : « Sade, encore un
effort si vous voulez être sadien.»
Il n’est guère question, en tout cela, d'un « traité vraiment du désir » ni donc « de ce qui manque à Sade ». Le dit chantre du manque, préfacier écarté de La philosophie dans le boudoir s'interdisait, en 1963, d'écrire ce qui aurait été un traité du désir sadien. Pas absolument toutefois.
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Ça de Kant, Ças de Sade = Erotologie analytique III : Sur "Kant avec Sade" de Jacques Lacan [texte imprimé] / Jean Allouch, Auteur . - L'Unebévue, 2001 . - 210 pages. ISBN : 978-2-914596-05-3 Langues : Français ( fre)
| Sommaire : |
Envoi : Zeste, reste, geste, 9
Introduction : Pour lire « Kant avec Sade », 11
PREMIERE PARTIE - « KANT AVEC SADE » DANS LE RÉEL, 21
1. Avatars d'une non publication, 23
2. Problème dans la réception de Sade, 33
3. Un texte « déplacé », 48
4. Préface ou essai critique ?, 51
5. Un texte largement modifié, 56
6. Premières lectures, 61
«Paraphrase de « Kant avec Sade » (non signé), p. 61
T. Marchaisse, « Kant avec Sade ? », 64
B. Baas, Le désir pur, 67
C. Millot, « Ensanglanter nos cœurs au revers »
M. Tort, « L'effet Sade », 67
J.-A. Miller, « Sobre "Kant con Sade"», 73
P. Sollers, « Lettre de Sade », 76
DEUXIEME PARTIE - « KANT AVEC SADE » : PAVAGE, 81
1. L'événement Sade, 86
2. La maxime sadienne, 89
3. L'objet sadien, 98
4. Le plaisir sadien, 102
5. Le fantasme sadien, 106
Termes et places du fantasme sadien, 106
Raison et effet du mathème du fantasme sadien, 111
Productivité du fantasme sadien, 114
6. L'affaire Sade, 115
7. L'objet, le désir, la loi, 122
8. L'œuvre de Sade, 125
9. Les limites de Sade, 127
Conclusion : sur l'aiguille courbe de Bunuel, 131
Annexes
I. Sur la réception de Sade en Europe, 141
II. Sur l'édition de Sade au Cercle du livre précieux., 145
III. Mentions chez Lacan de « Kant avec Sade », 149
IV. Étude comparative des textes de 1963 (Critique) et 1966 (Ecrits), 161
Index, 197
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| 4° de Couverture : |
Il faudra bien que le psychanalyste paye le prix de sa tentative inouïe d'établir son camp ailleurs que chez Sade. Ce prix a un nom : le fantasme. L'événement Sade exigeait qu'il perde sa prétendue suprématie, pas seulement en psychanalyse. Lacan s'y employait. Mais plutôt discrètement, au point d'en venir à titrer son étude quasi à rebours de ce qu'elle indiquait.
De là les malentendus dont « Kant avec Sade » n'a cessé d'être l'objet. Il est vrai que, jamais publiée en son lieu, la lettre elle-même de cet écrit était devenue pratiquement inaccessible, tant devaient varier ses versions successives (1963, 1966, et encore après).
Kant n'est avec Sade que le temps de s'apercevoir que, « plus honnête », la maxime sadienne (elle est de la plume de Lacan) écarte la réciprocité. Avec l'instrument Sade, pèse plus qu'un soupçon sur Kant.
Qu'advient-il, ensuite, à ce Sade sans Kant ? En remarquant que la production de l'œuvre sadienne fut rendue possible par le fait que, dans sa vie, Sade était passé au-delà des limites constitutives de son fantasme, Lacan entend souligner que cette vie était réglée par la rigueur de sa pensée. Ici,
silencieusement, Lacan flirte avec la lecture souverainiste de Sade proposée par Bataille, puis Blanchot mais pour bientôt s'en écarter.
Assimiler vie et œuvre de Sade, telle fut l'opération constitutive du sadisme. Il n'est remarquablement pas question du sadisme dans « Kant avec Sade ». Ni de perversion. Lue par Lacan, l’œuvre de Sade se laisse situer dans « les portants de l'éthique chrétienne ». Cependant, pour être passée au-delà, sa vie n'en rencontre pas moins une autre limite. Pas « assez voisin de sa propre méchanceté pour rencontrer son prochain », Sade rejette sur l’Autre la douleur d'exister. Ce qui implique un Autre existant, non barré. Sade a affaire à une loi («pathologique» au sens de Kant) dans la volonté de jouissance de la Présidente de Montreuil, et non pas au désir. A la mode sadienne, Lacan écrit : «V…Iée [lire : violée] et cousue, la mère reste interdite». C'est : « Sade, encore un
effort si vous voulez être sadien.»
Il n’est guère question, en tout cela, d'un « traité vraiment du désir » ni donc « de ce qui manque à Sade ». Le dit chantre du manque, préfacier écarté de La philosophie dans le boudoir s'interdisait, en 1963, d'écrire ce qui aurait été un traité du désir sadien. Pas absolument toutefois.
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