| Titre : |
Comment Freud inventa le fétichisme... : et réinventa la psychanalyse |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Henri Rey-Flaud, Auteur |
| Editeur : |
Bibliothèque scientifique Payot |
| Année de publication : |
1994 |
| Importance : |
352 pages |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-228-88776-2 |
| Langues : |
Français (fre) |
| Sommaire : |
Propos liminaires. Lire Freud, 7
Introduction. Les Trois Essais (1905), 17
PREMIÈRE PARTIE – LA COMMUNICATION DE VIENNE DE 1909 : LA QUESTION ONTOLOGIQUE DE L'OBJET
CHAPITRE PREMIER. La théorie du « refoulement partiel », 27
I. La théorie « anale » du fétichisme, 27
II. Un cas de fétichisme du pied, 30
III. Le fétichisme au champ de la névrose, 34
IV. Le refoulement partiel, 39
CHAPITRE II. L'idéalisation et la question de l’amour, 44
I. L’idéalisation en psychanalyse, 44
II. L'énigmatique idéalisation de l'amour, 46
III. La « condition d'amour », 49
IV. Le « trait » déterminant de l’amour, 52
V. De l'idéalisation en cause dans l'amour et dans le fétichisme, 58
CHAPITRE III. Le « trait pervers », 64
I. La catharsis fétichiste, 64
II. Les passions énigmatiques de l'Homme aux loups
III. Le trait pervers, 71
IV. L’objet dans le fétichisme et dans les « perversions », 74
V. L’impulsion et la compulsion, 80
VI. Le « choix » du fétichiste, 84
CHAPITRE IV. La sublimation de l’objet, 91
I. Idéalisation ou sublimation ? L’objet dans l’amour et dans le fétichisme, 91
II. La question ontologique de l’amour : de l’objet à la Chose, 94
III. Le fétiche objet paradoxal, 98
IV. L’alternative de la phobie, 103
CHAPITRE V. La lettre dans le fétichisme et la phobie, 111
I. Statut de la lettre V dans la phobie de l'Homme aux loups, 111
II. Le signifiant de l’angoisse et le « chiffre » de la jouissance, 118
III. Un regain imprévu en 1915 des thèses de 1909, 124
DEUXIÈME PARTIE – AUTOUR DU LÉONARD DE VINCI, L'INSAISISSABLE OBJET DU REGARD
CHAPITRE PREMIER. Le fétichisme du vêtement, 133
I. Le fétichisme du vêtement, 133
II. Note sur le fétichisme féminin, 138
III. Un mythe de Freud en 1929, 141
IV. L’énigme du corps féminin, 145
V. L’hystérique entre le sublime et le ridicule, 148
CHAPITRE II. La croyance infantile à la mère phallique (1908-1910), 153
I. La croyance à la mère pourvue d’un pénis, 153
II. Le Souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, 159
III. La leçon de L’Esquisse, 166
IV. Le coup de théâtre accompli en 1910, 169
V. Archéologie de la pulsion scopique : les avatars de la représentation, 172
VI. Le temps du regard : l’« attrait pour la mère », 179
CHAPITRE III. Le coup de force pervers, 185
I. Le retournement du « retournement », 185
II. Le cas de l’homosexuel, 189
III. Le choix pervers, 192
IV. L’hallucination du pénis, 195
V. L’« invention » du fétiche, 198
CHAPITRE IV. Un cas de fétichisme du pied en 1914, 204
I. La pré-histoire du sujet et le choix « virtuel » de l’objet, 205
II. La « scène primitive » avec la sœur : le passage du « virtuel » au « réel », 208
III. La scène avec la gouvernante : la « fixation », 211
IV. Dénouement du processus : le temps de la « révélation », 213
V. Discussion : retour sur la « régression », 215
VI. Conclusion, 220
TROISIÈME PARTIE – LE FÉTICHISME ET LA QUESTION DE LA REPRÉSENTATION
CHAPITRE PREMIER. La subversion freudienne de la représentation, 227
I. L'héritage de la tradition, 227
II. La subversion freudienne de la représentation, 231
III. « Le représentant de la représentation », 237
IV. L’affaire Signorelli, 242
V. Boltraffio, 249
VI. Retour au Vorstellungsrepräsentanz, 255
CHAPITRE II. L’hallucination perverse de la castration, 260
I. La représentation primordiale : le jugement d’attribution, 260
II. La signification et la valeur du phallus, 263
III. L’horreur du manque, 270
IV. L’hallucination du doigt coupé, 273
V. Métapsychologie de l’hallucination perverse, 279
CHAPITRE III. Le fétichisme : « une représentation forcée », 293
I. La défaillance du jugement d’existence, 293
II. L’hallucination perverse du phallus comme pure opération de langage, 299
III. Le destin du jugement d’attribution dans le fétichisme, 302
IV. La question du symbolisme, 307
V. Le « symbole » de la castration, défense contre l'éclatement du corps, 313
VI. Dissociation hystérique et corps morcelé de la psychose, 317
VII. Le démenti pervers, 323
Épilogue, 327
Postface, 335
Index des cas cliniques de Freud, 339
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| 4° de Couverture : |
« Entrez, car les dieux sont là ! » : cette épigraphe triomphante adressée par Freud à son ami Fliess à l'orée de son œuvre inaugure deux décennies durant lesquelles, des Etudes sur l'hystérie jusqu'à L’Homme aux rats et au Petit Hans, la psychanalyse put apparaître comme une herméneutique souveraine de l'inconscient. C'est une image qu'elle conserve souvent aujourd'hui encore auprès du grand public, et qui occulte la mutation qui marqua l'entreprise théorique de Freud à la suite de sa rencontre avec le fétichisme, consignée dans un exposé public dont la récente mise au jour renouvelle notre connaissance de l'histoire de la découverte freudienne. Lathéorie du refoulement partiel, introduite dans ce texte pour rendre compte du fétiche, détermine en effet la nature inouïe d'un objet élu pour tenir lieu du manque de l'objet et qui se voit, du coup, élevé au rang de signifiant de cette Chose (das Ding) qui avait été posée, treize ans plus tôt, comme irréductible au langage représentatif. Ainsi, dès le premier jour (un an avant le célèbre Souvenir d'enfance de Léonard de Vinci qui va dévoiler l'identité imaginaire du fétiche : symbole du pénis qui «fait défaut à la mère) se trouve posé le principe de la thèse finale de Freud, selon laquelle le fétichiste produit une « représentation forcée » au point de manque phallique de l'Autre, qui le rend maître du
langage et de la réalité.
En fait, ce principe était inintégrable au système théorique de l'époque (fondé sur le refoulement, donc sur la soumission du sujet au signifiant) sans remettre en cause tout l'édifice de la psychanalyse. Ces textes charnières nous montrent, comme saisi sur le vif, un Freud aux prises avec sa propre découverte, s'évertuant à faire entrer son invention dans un cadre qu'elle menace à chaque instant de faire éclater, tel une sorte de Copernic qui s'efforcerait de sauver, malgré tout, le système de Ptolémée. A ce titre, les pages où s'élabore l'invention du fétichisme nous ouvrent des aperçus insoupçonnés sur le procès de la création.
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Comment Freud inventa le fétichisme... : et réinventa la psychanalyse [texte imprimé] / Henri Rey-Flaud, Auteur . - Bibliothèque scientifique Payot, 1994 . - 352 pages. ISBN : 978-2-228-88776-2 Langues : Français ( fre)
| Sommaire : |
Propos liminaires. Lire Freud, 7
Introduction. Les Trois Essais (1905), 17
PREMIÈRE PARTIE – LA COMMUNICATION DE VIENNE DE 1909 : LA QUESTION ONTOLOGIQUE DE L'OBJET
CHAPITRE PREMIER. La théorie du « refoulement partiel », 27
I. La théorie « anale » du fétichisme, 27
II. Un cas de fétichisme du pied, 30
III. Le fétichisme au champ de la névrose, 34
IV. Le refoulement partiel, 39
CHAPITRE II. L'idéalisation et la question de l’amour, 44
I. L’idéalisation en psychanalyse, 44
II. L'énigmatique idéalisation de l'amour, 46
III. La « condition d'amour », 49
IV. Le « trait » déterminant de l’amour, 52
V. De l'idéalisation en cause dans l'amour et dans le fétichisme, 58
CHAPITRE III. Le « trait pervers », 64
I. La catharsis fétichiste, 64
II. Les passions énigmatiques de l'Homme aux loups
III. Le trait pervers, 71
IV. L’objet dans le fétichisme et dans les « perversions », 74
V. L’impulsion et la compulsion, 80
VI. Le « choix » du fétichiste, 84
CHAPITRE IV. La sublimation de l’objet, 91
I. Idéalisation ou sublimation ? L’objet dans l’amour et dans le fétichisme, 91
II. La question ontologique de l’amour : de l’objet à la Chose, 94
III. Le fétiche objet paradoxal, 98
IV. L’alternative de la phobie, 103
CHAPITRE V. La lettre dans le fétichisme et la phobie, 111
I. Statut de la lettre V dans la phobie de l'Homme aux loups, 111
II. Le signifiant de l’angoisse et le « chiffre » de la jouissance, 118
III. Un regain imprévu en 1915 des thèses de 1909, 124
DEUXIÈME PARTIE – AUTOUR DU LÉONARD DE VINCI, L'INSAISISSABLE OBJET DU REGARD
CHAPITRE PREMIER. Le fétichisme du vêtement, 133
I. Le fétichisme du vêtement, 133
II. Note sur le fétichisme féminin, 138
III. Un mythe de Freud en 1929, 141
IV. L’énigme du corps féminin, 145
V. L’hystérique entre le sublime et le ridicule, 148
CHAPITRE II. La croyance infantile à la mère phallique (1908-1910), 153
I. La croyance à la mère pourvue d’un pénis, 153
II. Le Souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, 159
III. La leçon de L’Esquisse, 166
IV. Le coup de théâtre accompli en 1910, 169
V. Archéologie de la pulsion scopique : les avatars de la représentation, 172
VI. Le temps du regard : l’« attrait pour la mère », 179
CHAPITRE III. Le coup de force pervers, 185
I. Le retournement du « retournement », 185
II. Le cas de l’homosexuel, 189
III. Le choix pervers, 192
IV. L’hallucination du pénis, 195
V. L’« invention » du fétiche, 198
CHAPITRE IV. Un cas de fétichisme du pied en 1914, 204
I. La pré-histoire du sujet et le choix « virtuel » de l’objet, 205
II. La « scène primitive » avec la sœur : le passage du « virtuel » au « réel », 208
III. La scène avec la gouvernante : la « fixation », 211
IV. Dénouement du processus : le temps de la « révélation », 213
V. Discussion : retour sur la « régression », 215
VI. Conclusion, 220
TROISIÈME PARTIE – LE FÉTICHISME ET LA QUESTION DE LA REPRÉSENTATION
CHAPITRE PREMIER. La subversion freudienne de la représentation, 227
I. L'héritage de la tradition, 227
II. La subversion freudienne de la représentation, 231
III. « Le représentant de la représentation », 237
IV. L’affaire Signorelli, 242
V. Boltraffio, 249
VI. Retour au Vorstellungsrepräsentanz, 255
CHAPITRE II. L’hallucination perverse de la castration, 260
I. La représentation primordiale : le jugement d’attribution, 260
II. La signification et la valeur du phallus, 263
III. L’horreur du manque, 270
IV. L’hallucination du doigt coupé, 273
V. Métapsychologie de l’hallucination perverse, 279
CHAPITRE III. Le fétichisme : « une représentation forcée », 293
I. La défaillance du jugement d’existence, 293
II. L’hallucination perverse du phallus comme pure opération de langage, 299
III. Le destin du jugement d’attribution dans le fétichisme, 302
IV. La question du symbolisme, 307
V. Le « symbole » de la castration, défense contre l'éclatement du corps, 313
VI. Dissociation hystérique et corps morcelé de la psychose, 317
VII. Le démenti pervers, 323
Épilogue, 327
Postface, 335
Index des cas cliniques de Freud, 339
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| 4° de Couverture : |
« Entrez, car les dieux sont là ! » : cette épigraphe triomphante adressée par Freud à son ami Fliess à l'orée de son œuvre inaugure deux décennies durant lesquelles, des Etudes sur l'hystérie jusqu'à L’Homme aux rats et au Petit Hans, la psychanalyse put apparaître comme une herméneutique souveraine de l'inconscient. C'est une image qu'elle conserve souvent aujourd'hui encore auprès du grand public, et qui occulte la mutation qui marqua l'entreprise théorique de Freud à la suite de sa rencontre avec le fétichisme, consignée dans un exposé public dont la récente mise au jour renouvelle notre connaissance de l'histoire de la découverte freudienne. Lathéorie du refoulement partiel, introduite dans ce texte pour rendre compte du fétiche, détermine en effet la nature inouïe d'un objet élu pour tenir lieu du manque de l'objet et qui se voit, du coup, élevé au rang de signifiant de cette Chose (das Ding) qui avait été posée, treize ans plus tôt, comme irréductible au langage représentatif. Ainsi, dès le premier jour (un an avant le célèbre Souvenir d'enfance de Léonard de Vinci qui va dévoiler l'identité imaginaire du fétiche : symbole du pénis qui «fait défaut à la mère) se trouve posé le principe de la thèse finale de Freud, selon laquelle le fétichiste produit une « représentation forcée » au point de manque phallique de l'Autre, qui le rend maître du
langage et de la réalité.
En fait, ce principe était inintégrable au système théorique de l'époque (fondé sur le refoulement, donc sur la soumission du sujet au signifiant) sans remettre en cause tout l'édifice de la psychanalyse. Ces textes charnières nous montrent, comme saisi sur le vif, un Freud aux prises avec sa propre découverte, s'évertuant à faire entrer son invention dans un cadre qu'elle menace à chaque instant de faire éclater, tel une sorte de Copernic qui s'efforcerait de sauver, malgré tout, le système de Ptolémée. A ce titre, les pages où s'élabore l'invention du fétichisme nous ouvrent des aperçus insoupçonnés sur le procès de la création.
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